Edito de la semaine

Primat de l’Individu

En nos temps de pléthore communicationnelle, nul ne peut à la fois exercer un métier et prendre connaissance de tout ce qui s’élucubre en ce monde.

Par les rubriques nécrologiques des magazines on découvre les mérites de nombreux individus dont on ignorait l’existence.

Pierre-Antoine Delhommais nous a recommandé, dans Le Point, de lire Ayn Rand, trente-cinq ans après sa mort. Au rythme auquel se succèdent les êtres humains, je n’ai aucune chance de combler mes lacunes.

Il n’est pas étonnant que je ne connusse cette intellectuelle ni d’Ève ni d’Adam-ni d’Aristote ni de Nietzsche-ni de Gary Cooper ni de Clint Eastwood.

Authentique Gaulois christianisé de la tribu des Gabales, je ne suis pas né en Russie, je n’ai pas émigré aux États-Unis pour fuir les républiques socialistes, je n’ai fait carrière ni dans le cinéma, ni dans la littérature, ni dans la philosophie. Merci aux trompettistes de la renommée de ne m’avoir pas infligé la notoriété nécessaire pour une rencontre.

Rencontres, affinités et oppositions n’ont pas nécessairement besoin d’être physiques, ni même conscientes pour exister. Elles peuvent se pratiquer en esprit.

Si j’en crois ce qu’en écrivent Le Point et Wikipédia, cette Alissa Zinovievna Rosenbaum pourfendit le collectivisme, le socialisme, l’étatisme. Selon son biographe Alain Laurent, elle « contredit frontalement l’exception culturelle française et sa matrice idéologique ultradominante selon laquelle, hors de l’état et du social, il n’est point de salut ».

Il n’est donc pas étonnant qu’elle révulse nos penseurs hexagonaux et ne fusse guère éditée en France.

Je ne suis pas choqué par ses idées. La vie m’a appris que deux individus ayant fait les mêmes observations en des milieux différents et en ont tiré des conclusions similaires, sont près d’atteindre des vérités universelles à condition de s’accorder sur le vocabulaire.

Inversement tout consensus, surtout fondé sur des grands nombres, est presque toujours entaché de quelque fausseté ou contradiction irréductible.

Qu’Alissa soit devenue une sorte de papesse du libéralisme, maîtresse à penser de la droite américaine doit toutefois susciter quelque circonspection.

Parlons donc du vocabulaire.

Son concept d’« égoïsme rationnel »me paraît inadéquat et inutilement provocateur. C’est une bizarre idée de partir en guerre contre des pratiques désignées par des mots en « isme », en utilisant un mot en « isme ». Quiconque a la curiosité de consulter le mot « isme » dans le « Trésor de la Langue Française Informatisé» peut se convaincre que ce suffixe nous appelle à passer au trébuchet les objets qu’il désigne, les idées qu’il véhicule, les mots qui le composent ou auxquels il est associé. Certes il sert à nommer de belles sciences et de belles pratiques comme l’optimisme, le dynamisme, l’altruisme. Mais il désigne aussi des choses bizarres comme le « Gynandromorphisme », ou des maladies et des doctrines, qui sont un peu mêmes choses car, à mon sens, tout doctrinaire est toujours quelque peu un malade mental.

Associer l’égoïsme à la rationalité ne lui enlève pas son caractère péjoratif.

Oui, je choisis le primat de l’individu plutôt que celui du collectif mais je n’en ferai pas un « primatisme ».

Pourquoi diable être pour l’individu dans un pays qui se complaît dans le collectivisme, le socialisme et l’étatisme et ne sait en sortir ni par la gauche ni par la droite ?

Je me méfie de cette volonté nouvelle de tout faire en même temps et d’ériger en quelque sorte un « Transformisme Synchronique » !

Lorsque dominent les engouements, il faut avoir des craintes pour l’individu. Et en observant l’actualité, je me range plutôt du côté de Brassens quand il chantait :

« Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on

Est plus de quatre on est une bande de cons. »

Le collectif n’est rien sans l’individu, ses talents, sa volonté précoce d’excellence, son acharnement au travail. Et une sélection sans complaisance.

C’est ce que montrent les équipes sportives et les corps de ballets d’opéra.

Pierre Auguste

Le15 novembre 2017

 

Fiche conseil n8 : ne décevez pas les espérances

Fotolia_35633602_XS.jpgLes organisations sont en permanence dans des phases de transitions. Certaines d’entre elles sont à des croisées de chemin entre un déclin annoncé ou un rebond salvateur. Les évolutions ne peuvent se mener qu’avec les hommes et les femmes qui les composent. Pour obtenir des personnels les actions indispensables à la mise en œuvre du changement, ceux ci doivent percevoir un intérêt direct à leur action…

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La technique dite : du "boomerang" ou quand on vous fait une demande déraisonnable


boomerangSi vous vous rendez compte que la partie adverse semble vous faire une demande qui vous paraît déraisonnable, une tactique simple s’impose. La technique dite : du « boomerang ».

Un bel exemple d’utilisation de cette technique est celle que m’a racontée un collègue. Il gère un petit cabinet de consultant en tant que formateur et a dans ses clients une importante société comptable. Un jour, il leur envoie une lettre d’engagement et reçoit en réponse un courriel comprenant un fichier en attache. Le fichier en question s’avère être 2 pages pour la lettre d’engagement et 30 pages de conditions générales. Autant dire que 28 pages de clauses juridiques prennent un temps infini à étudier pour un si petit cabinet...

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Le point sur les jours fériés et les ponts

routes.jpgLe pont est défini par le Code du travail comme le «  chômage d’un jour ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou d’un jour précédant les congés annuels » (article L3122-27).

Aucune disposition légale ne prévoit le chômage obligatoire des journées de pont.

L’employeur peut toutefois accorder un repos d’un ou de deux jours entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou un jour précédant les congés payés.


S’il est octroyé, ce repos doit être payé.

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Fiche conseil n7 Une demande n’est pas importante si on ne revient pas dessus au moins 3 fois

 tropLe président d’une entreprise que je conseillais, m’a dit un jour, alors que je repartais à la charge sur un questionnement :
« …Ha, ça fait plusieurs fois que tu me parles de ce problème, avançons dessus si tu veux… »

Alors que je l’interrogeais sur cette petite phrase, il m’expliquait qu’il était tellement assailli par des demandes provenant de toutes parts, qu’il avait pris l’habitude de ne pas considérer comme importante, toute demande d’action qui n’était formulée qu’une seule fois par son interlocuteur. Il estimait que le sujet n’était considéré comme important que si ceux-ci revenaient 3 fois sur le sujet. Cette sage habitude lui évitait de partir ventre à terre dans toutes les directions divergentes qui lui étaient pointées par la grande quantité d'intérêts de ses interlocuteurs...

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A la recherche d'informations supplémentaires

informationDans toute vente, négociation ou autre discussion il y a un moment où l’autre partie ne partage pas autant les informations dont nous aurions besoin afin de pouvoir avancer.

Souvent, nous nous trouvons à mitrailler l’autre de questions comme : « De combien de produits auriez vous besoin ? », « Quand est-ce que vous en auriez besoin ? », « Où faut-il les livrer ? » et « Comment faut-il les emballer ? ». Il y a des acheteurs qui vous donnent ces informations au compte-goutte – vous avez l’impression de leur extirper les informations sous la torture...

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Le point sur la période d'essai

essaiLa période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.

Sa durée varie en fonction du type de contrat et de la catégorie professionnelle du salarié.

Elle peut être renouvelée, sous conditions, et rompue dans le respect des règles spécifiques prévues par la loi.

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Fiche conseil n6 Comment dire quelque chose qui ne fait pas plaisir à son chef ?

chef.jpg

Ancien consultant en organisation, j’ai eu à expérimenter la nécessité de dire à des chefs d’entreprises, des choses pas très agréables à entendre.

 

Le consultant est en général là parce que des choses ne vont pas très bien. Il se retrouve inévitablement, à un moment ou à un autre, à devoir dévoiler au chef tous les aspects d'une situation. Comme le chef en est rarement étranger, celui-ci n’est pas toujours prêt à entendre ses propres responsabilités d’où fréquemment tout découle. La situation est souvent d’autant plus complexe que le problème est rarement isolé et nécessite le dévoilement de plusieurs "mauvaises nouvelles". Masquer la réalité est une faute professionnelle. La montrer brutalement peut conduire celui qui tient le thermomètre en dehors du jeu...

 

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Le risque de diluer votre argument fort

maison.jpgVoici un conseil qui s’applique à la négociation ainsi qu’à la vente, et  qui est en plus vrai dans toutes les situations de la vie courante. Nous avons naturellement tendance à vouloir nous justifier et surtout à remplir les vides qui marquent la fin de nos explications.

Je m’explique. Je rentre à la maison d’un voyage d’affaires de trois jours et je n’ai qu’une envie – d’enlever les talons, le petit tailleur et de mettre les pieds sous la table et de me détendre dans le cercle familial pour la soirée. Or, en arrivant à la maison mon époux me propose de sortir au restaurant avec des amis de longue date...

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Le point sur la clause de non concurrence

choix.jpgLa clause de non-concurrence est celle par laquelle le salarié s'interdit, lors de son départ de l'entreprise, d'exercer certaines activités susceptibles de nuire à son ancien employeur.

Elle est insérée dans le contrat de travail ou imposée par la convention collective dès lors que le contrat de travail y fait référence.

 

Pour être valable et opposable au salarié, une clause de non-concurrence doit être limitée dans le temps, dans l'espace et prévoir une contrepartie financière. La clause de non-concurrence a été définie par la jurisprudence :

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Fiche conseil n5 Apprendre à gérer le risque : approche des cindyniques

cindyniqueLa cindynique est une approche globale de la gestion des risques apparue en 1987. Elle passe par  l’analyse des causes communes des petites et grandes catastrophes afin d’en voir les points communs, d’identifier les signes qui préfigurent des accidents, de mesurer les conséquences potentielles, et de les contourner ou de les prévenir. Leur champ d’application touche autant l’individu, que toute organisation, qu’elle soit personnelle, entrepreneuriale ou gouvernementale.

Nous allons résumer ici les 10 causes communes à tous les types de catastrophes.

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Structurer les attentes de l'autre partie

attentesQue ceux qui aiment être surpris…lèvent la main !!!

(Ne rêvez pas, je ne parle pas d’un bouquet de fleurs ou d’une bague de fiançailles – on est dans la rubrique négociation ici ;-)

Rien de pire que d’apprendre un élément nouveau ou d’inattendu dans une négociation, d’être surpris par un fait, une attente ou une information.

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La rupture conventionnelle du contrat de travail

libertéLa rupture conventionnelle est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. Elle n’est possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI).

Cette rupture résulte d’une convention signée par les parties au contrat, c’est-à-dire l’employeur et le salarié.

Elle est soumise aux dispositions impératives fixées par le Code du travail destinées à garantir la liberté du consentement des parties.

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Fiche conseil n4 : savoir revenir sur une mauvaise décision : la technique de Lion 1er

civilisation disparueAujourd'hui, nous allons nous appuyer sur un propos d'Alain*, tiré du tome 1 des "Propos" parus aux éditions de la Pléiade, pour illustrer la difficulté de changer d'avis.

La peur de la perte de crédibilité auprès de l'environnement et l'égo font souvent aller jusqu'au bout d'une erreur qui peut conduire à une catastrophe.

Un dirigeant d'entreprise, un chercheur d'emploi ou un dirigeant politique sont amenés à prendre des décisions. Celles ci peuvent parfois se révéler, à l'usage, mauvaises. Petites et grandes catastrophes y trouvent le plus souvent leur origine.
Le tout est de ne pas persister...

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Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?

duelLorsque la situation est bloquée, que les choses n’avancent pas dans une négociation, je pose tout simplement cette question : “Je comprends qu’il s’agit d’un point de désaccord. Cependant, ce point est très important pour moi. Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?”

A ce stade là, vous allez prendre connaissance des intérêts REELS de l’autre partie. Dans le cas contraire, vous vous rendrez compte que vous êtes face à un « non-non » (point non négociable).

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Le point sur le contrat de génération

solidairesLe contrat de génération a pour objectifs de faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi par un meilleur accès au contrat à durée indéterminée (CDI), favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des salariés âgés, et assurer la transmission des savoirs et des compétences.

L’employeur est incité à embaucher des jeunes et à maintenir dans l’emploi ou recruter des seniors.

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Fiche conseil n3 : bien voir, bien comprendre, bien agir

bien voir bien comprendre bien agirL’action ne peut avoir de valeur qu’après vérification, a posteriori, de son adaptation à une problématique. Elle est le fruit d’une analyse (bien voir), d’un diagnostic (bien comprendre) puis de la mise en œuvre d’un plan d’action adapté (bien agir). Ces trois phases sont essentielles, leur non respect, une des causes des petites et des grandes crises. Combien d’entre nous passent sérieusement par ces étapes avant de se lancer dans l’action ?...

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Dire "oui" dans une négociation

dire ouiComment dire "oui" dans une négociation

Ou comment montrer de la flexibilité

Il est très rapide et trop facile d’apporter une réponse négative à l’autre partie. Cependant, cela met immédiatement un frein à votre négociation, alors que vous étiez peut-être en train de gagner du terrain, d’avancer dans le bon sens. Ce “non” vous met au point mort. Tout le monde se tourne vers vous, patate chaude à la main, et attend votre prochaine proposition. Dur à vivre, un grand moment de solitude…

Puis-je vous suggérer de dire “oui” mais sous certaines conditions ? ...

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Les risques psycho-sociaux dans l'entreprise

risquesLes risques psycho sociaux et leur prévention sont devenus une préoccupation majeure dans le domaine de la santé mentale au travail, consacrée notamment par l’entrée dans le code du travail de la réglementation relative au harcèlement moral.
La question recouvre des situations de nature différente, du stress à l’épuisement professionnel en passant par les difficultés relationnelles au sein d’un collectif de travail et la souffrance morale, jusqu’au harcèlement proprement dit. Un nombre grandissant de salariés se dit concerné.

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Fiche conseil n°2 : Prendre le temps comme allié.

tout tout de suiteTout, tout de suite…

Le maniement de la souris a accéléré le rythme des attentes d’une société consumériste déjà peu encline à la patience.

Nous les observons de nos fenêtres, tous les jours, les « lapins pressés d'Alice au pays des merveilles » de tous poils, qui expriment mal une demande mal positionnée qu’ils oublieront le lendemain alors qu’ils mettront, en désordre, de nouveaux fers au feu...

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Marchander

marchander

Je regarde sur internet, une formation à la négociation dispensée par une grande société mondialement connue. C'est un jeu de rôle dans lequel un vendeur propose son produit à un acheteur. Il démarre avec un prix de 12 mais l’acheteur lui dit que c’est beaucoup trop cher et qu’il ne peut payer que 6. Le vendeur répond promptement qu’il pourrait descendre à 10 – mais pas plus !

J'arrête de regarder.

Ce qui était annoncé comme une leçon de négociation n’était finalement qu’un banal exemple de marchandage. Le marchandage ne prend en considération qu’une seule variable. Ici le prix. Plus je gagne, plus tu perds...

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