Edito de la semaine

PALABRES SOUS L’ARBRE DE LA CONNAISSANCE

15-INFORMATIQUE ET INFORMATION

L’homme est un animal paresseux. Le plus oisif de la nature. Mais c’est un paresseux créatif qui a beaucoup travaillé pour s’épargner des fatigues. C’est ainsi qu’il a inventé l’esclavage, le joug, le collier, l’animal de trait. Pour se déplacer plus rapidement et sans efforts il a inventé les éperons, et plus tardivement les gaz chauds. Pour ne pas surcharger sa mémoire, il a inventé la tablette d’argile. Pour compter sans se lasser il a inventé les bûchettes, les jetons, le boulier, plus tardivement la Pascaline, plus tardivement encore l’ordinateur.

Pour transmettre l’information sans peine, il a inventé le messager, les ronds de fumée, les signaux lumineux, plus tardivement l’imprimerie, et successivement le sémaphore, le télégraphe, le téléphone la radio, la télévision et finalement Internet et le téléphone, portable sur les trottoirs. Désormais nul ne peut ignorer ce que font et où sont ses proches, même les plus lointains.

L’informatique a commencé avec des lampes, a continué avec des transistors puis des micro-processeurs. Toujours en quête de nouvelles performances et de plus grandes vitesses, elle réduit aussi les charges des manipulateurs par d’incessants allègements.

Toutes ces améliorations sont justifiées et souhaitables quand il s’agit d’acheter un système complet composé de matériels et logiciels dont les fonctionnalités sont parfaitement décrites.

Mais pour faire face à la « customisation » de certaines fonctions, chaque utilisateur est conduit à constituer par étapes un système hétérogène. Des éléments, notamment les logiciels, évoluent séparément, sans préavis, de manière unilatérale, voire autoritaire et deviennent incompatibles.

À la question de l’instruction initiale du quidam, qui n’est jamais très bien assurée, viennent alors s’ajouter la nécessité d’acheter de nouveaux équipements, les problèmes de leur compatibilité, les difficultés d’acquisition des connaissances relatives aux éléments modifiés ou nouveaux.

Le client captif doit alors entrer dans le labyrinthe des questions les plus fréquentes lequel a une infinité d’entrées et zéro sorties ! Faut-il encore s’étonner que l’informatique ait ses réfractaires et donne à certains de ses adeptes l’envie de tout jeter aux orties ?

On nous dit que notre pays est un champion pour former les programmeurs grâce à une université sans professeurs aussi universelle et efficace que… sa légion étrangère, et sans encadrement !

À nous la légion ! Il y à des combats à livrer sur le front de l’après-vente !

Que ferons-nous pour maîtriser les évolutions de la technique, dominer les caprices des robots qu’on nous promet. Et qui pourra suppléer à l’intelligence artificielle si par malheur elle a des absences ? Elle était déjà championne des échecs et du jeu de Go. On nous dit que l’Université Carnegie-Mellon de Pittsburg (Pennsylvanie) en a fait maintenant une championne du poker. Nous apprenons à cette occasion que le poker est une discipline universitaire.

Pauvres de nous, nous avons du pain sur la planche. L’intelligence artificielle, qui est tout un art de décider avec des données nombreuses, partielles, changeantes, soumises aux intuitions et aux « subjectivités collectives », s’intéresse maintenant à la bourse et aux questions financières. Mais en cherchant bien dans la liste de tous nos inspecteurs des finances, que nous avons dans la manche, nous devrions bien trouver un carré d’as.

Les as de l’information et de la communication louvoient entre ces deux spécialités mais ne dédaignent pas de pantoufler en politique.

Comme s’ils n’étaient pas assez nombreux les voilà concurrencés par les réseaux sociaux, sur lesquels se ruent tous les Zozos asociaux. Chacun peut désormais dans un langage peu châtié, commenter l’actualité, châtier le personnel politique embourbé, dire ce qu’il pense des vaseux communicants. Arrière les modérés, laissez passer l’outrance !

« On » découvre maintenant que tout ce qu’on lance sur Internet est stocké quelque part « à toutes fins utiles ou nuisibles ». Et qu’en définitive, chacun risque de contribuer à un universel remake de l’arroseur arrosé.

Rions mes frères tant que nous sommes au sec. « Le rire est le propre de l’homme. »

C’est François qui l’a dit. Rabelais celui-là. Je l’ai noté dans mes tablettes.

Pierre Auguste 
Le 22 mars 2017

 

Fiche conseil n6 Comment dire quelque chose qui ne fait pas plaisir à son chef ?

chef.jpg

Ancien consultant en organisation, j’ai eu à expérimenter la nécessité de dire à des chefs d’entreprises, des choses pas très agréables à entendre.

 

Le consultant est en général là parce que des choses ne vont pas très bien. Il se retrouve inévitablement, à un moment ou à un autre, à devoir dévoiler au chef tous les aspects d'une situation. Comme le chef en est rarement étranger, celui-ci n’est pas toujours prêt à entendre ses propres responsabilités d’où fréquemment tout découle. La situation est souvent d’autant plus complexe que le problème est rarement isolé et nécessite le dévoilement de plusieurs "mauvaises nouvelles". Masquer la réalité est une faute professionnelle. La montrer brutalement peut conduire celui qui tient le thermomètre en dehors du jeu...

 

Lire la suite...

 

Le risque de diluer votre argument fort

maison.jpgVoici un conseil qui s’applique à la négociation ainsi qu’à la vente, et  qui est en plus vrai dans toutes les situations de la vie courante. Nous avons naturellement tendance à vouloir nous justifier et surtout à remplir les vides qui marquent la fin de nos explications.

Je m’explique. Je rentre à la maison d’un voyage d’affaires de trois jours et je n’ai qu’une envie – d’enlever les talons, le petit tailleur et de mettre les pieds sous la table et de me détendre dans le cercle familial pour la soirée. Or, en arrivant à la maison mon époux me propose de sortir au restaurant avec des amis de longue date...

Lire la suite...

 

Le point sur la clause de non concurrence

choix.jpgLa clause de non-concurrence est celle par laquelle le salarié s'interdit, lors de son départ de l'entreprise, d'exercer certaines activités susceptibles de nuire à son ancien employeur.

Elle est insérée dans le contrat de travail ou imposée par la convention collective dès lors que le contrat de travail y fait référence.

 

Pour être valable et opposable au salarié, une clause de non-concurrence doit être limitée dans le temps, dans l'espace et prévoir une contrepartie financière. La clause de non-concurrence a été définie par la jurisprudence :

Lire la suite...

 

Fiche conseil n5 Apprendre à gérer le risque : approche des cindyniques

cindyniqueLa cindynique est une approche globale de la gestion des risques apparue en 1987. Elle passe par  l’analyse des causes communes des petites et grandes catastrophes afin d’en voir les points communs, d’identifier les signes qui préfigurent des accidents, de mesurer les conséquences potentielles, et de les contourner ou de les prévenir. Leur champ d’application touche autant l’individu, que toute organisation, qu’elle soit personnelle, entrepreneuriale ou gouvernementale.

Nous allons résumer ici les 10 causes communes à tous les types de catastrophes.

Lire la suite...

 

Structurer les attentes de l'autre partie

attentesQue ceux qui aiment être surpris…lèvent la main !!!

(Ne rêvez pas, je ne parle pas d’un bouquet de fleurs ou d’une bague de fiançailles – on est dans la rubrique négociation ici ;-)

Rien de pire que d’apprendre un élément nouveau ou d’inattendu dans une négociation, d’être surpris par un fait, une attente ou une information.

Lire la suite...

 

La rupture conventionnelle du contrat de travail

libertéLa rupture conventionnelle est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. Elle n’est possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI).

Cette rupture résulte d’une convention signée par les parties au contrat, c’est-à-dire l’employeur et le salarié.

Elle est soumise aux dispositions impératives fixées par le Code du travail destinées à garantir la liberté du consentement des parties.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n4 : savoir revenir sur une mauvaise décision : la technique de Lion 1er

civilisation disparueAujourd'hui, nous allons nous appuyer sur un propos d'Alain*, tiré du tome 1 des "Propos" parus aux éditions de la Pléiade, pour illustrer la difficulté de changer d'avis.

La peur de la perte de crédibilité auprès de l'environnement et l'égo font souvent aller jusqu'au bout d'une erreur qui peut conduire à une catastrophe.

Un dirigeant d'entreprise, un chercheur d'emploi ou un dirigeant politique sont amenés à prendre des décisions. Celles ci peuvent parfois se révéler, à l'usage, mauvaises. Petites et grandes catastrophes y trouvent le plus souvent leur origine.
Le tout est de ne pas persister...

Lire la suite...

 

Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?

duelLorsque la situation est bloquée, que les choses n’avancent pas dans une négociation, je pose tout simplement cette question : “Je comprends qu’il s’agit d’un point de désaccord. Cependant, ce point est très important pour moi. Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?”

A ce stade là, vous allez prendre connaissance des intérêts REELS de l’autre partie. Dans le cas contraire, vous vous rendrez compte que vous êtes face à un « non-non » (point non négociable).

Lire la suite...

 

Le point sur le contrat de génération

solidairesLe contrat de génération a pour objectifs de faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi par un meilleur accès au contrat à durée indéterminée (CDI), favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des salariés âgés, et assurer la transmission des savoirs et des compétences.

L’employeur est incité à embaucher des jeunes et à maintenir dans l’emploi ou recruter des seniors.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n3 : bien voir, bien comprendre, bien agir

bien voir bien comprendre bien agirL’action ne peut avoir de valeur qu’après vérification, a posteriori, de son adaptation à une problématique. Elle est le fruit d’une analyse (bien voir), d’un diagnostic (bien comprendre) puis de la mise en œuvre d’un plan d’action adapté (bien agir). Ces trois phases sont essentielles, leur non respect, une des causes des petites et des grandes crises. Combien d’entre nous passent sérieusement par ces étapes avant de se lancer dans l’action ?...

Lire la suite...

 

Dire "oui" dans une négociation

dire ouiComment dire "oui" dans une négociation

Ou comment montrer de la flexibilité

Il est très rapide et trop facile d’apporter une réponse négative à l’autre partie. Cependant, cela met immédiatement un frein à votre négociation, alors que vous étiez peut-être en train de gagner du terrain, d’avancer dans le bon sens. Ce “non” vous met au point mort. Tout le monde se tourne vers vous, patate chaude à la main, et attend votre prochaine proposition. Dur à vivre, un grand moment de solitude…

Puis-je vous suggérer de dire “oui” mais sous certaines conditions ? ...

Lire la suite...

 

Les risques psycho-sociaux dans l'entreprise

risquesLes risques psycho sociaux et leur prévention sont devenus une préoccupation majeure dans le domaine de la santé mentale au travail, consacrée notamment par l’entrée dans le code du travail de la réglementation relative au harcèlement moral.
La question recouvre des situations de nature différente, du stress à l’épuisement professionnel en passant par les difficultés relationnelles au sein d’un collectif de travail et la souffrance morale, jusqu’au harcèlement proprement dit. Un nombre grandissant de salariés se dit concerné.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n°2 : Prendre le temps comme allié.

tout tout de suiteTout, tout de suite…

Le maniement de la souris a accéléré le rythme des attentes d’une société consumériste déjà peu encline à la patience.

Nous les observons de nos fenêtres, tous les jours, les « lapins pressés d'Alice au pays des merveilles » de tous poils, qui expriment mal une demande mal positionnée qu’ils oublieront le lendemain alors qu’ils mettront, en désordre, de nouveaux fers au feu...

Lire la suite...

 

Marchander

marchander

Je regarde sur internet, une formation à la négociation dispensée par une grande société mondialement connue. C'est un jeu de rôle dans lequel un vendeur propose son produit à un acheteur. Il démarre avec un prix de 12 mais l’acheteur lui dit que c’est beaucoup trop cher et qu’il ne peut payer que 6. Le vendeur répond promptement qu’il pourrait descendre à 10 – mais pas plus !

J'arrête de regarder.

Ce qui était annoncé comme une leçon de négociation n’était finalement qu’un banal exemple de marchandage. Le marchandage ne prend en considération qu’une seule variable. Ici le prix. Plus je gagne, plus tu perds...

Lire la suite...

 

Quels recours face aux pervers narcissiques au sein de l'entreprise

pervers narcissiqueContrairement aux idées reçues les pervers narcissiques ne sévissent pas que dans les relations amoureuses ou en famille : ils peuvent également faire des victimes sur leur lieu de travail.

Les victimes, moralement affaiblies, mettent souvent longtemps avant de se rendre compte de cette manipulation affective et surtout de réaliser qu'il s'agit bien de violence, même si elle est psychologique et non physique (harcèlement, menaces, chantage, dénigrement, humiliations, isolement, culpabilisation permanente)...

Lire la suite...

 

Fiche conseil n°1 : Comment mange-t-on un éléphant ?

morceaux d'éléphantsNous vous proposons ces « fiches conseils » pour renforcer votre « boite à outils ». Ce sont quelques idées simples et concrètes utilisables par chacun qui  peuvent aider demandeurs d’emplois, entreprises et gouvernants, à passer les périodes difficiles et préparer l’avenir.

Les périodes de pleine activité empêchent chacun de faire le travail de fond qui s’impose. Ceci s’applique à la maison, l’organisation personnelle, celle de l’entreprise ou des administrations.

Lire la suite...

 

Négocier avec les enfants

liensAvez-vous l’impression – comme la plupart des parents – que vos enfants sont les pires négociateurs que vous n’ayez jamais eu à affronter ?!? Pourtant, ils ne sont pas formés comme vos interlocuteurs professionnels.

Vos enfants sont peut-être des négociateurs « durs en affaires ». Mais en aucun cas sont-ils des négociateurs « gagnant-gagnant ». Rappelons-nous que pour être un négociateur « gagnant-gagnant » il faut être dur sur le fond et souple sur la forme. Autrement dit, obtenir le meilleur accord possible tout en gardant ou améliorant la qualité de la relation avec l’autre partie.

Lire la suite...

 

Cadre juridique des négociations d'accords collectifs

négociationLa négociation d’une convention ou d’un accord d’entreprise permet d’adapter les règles du code du travail aux spécificités et besoins de l’entreprise.

Ce sont, en principe, les délégués syndicaux qui négocient avec l’employeur. Mais pour favoriser la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégués syndicaux, un accord peut être conclu, sous certaines conditions, par les représentants élus du personnel au comité d’entreprise (ou à défaut par les délégués du personnel) ou, en l’absence de représentants élus, par un salarié spécifiquement mandaté. La négociation peut être obligatoire (avec des thèmes et un rythme imposés) ou libre.

Dans tous les cas, les accords d’entreprise sont soumis à certaines conditions de validité, et au respect de formalités spécifiques.

Lire la suite...

 

Tenez bon et avancez...


émigrationAlors que des messages non mesurés, contradictoires et alarmants parviennent en flux tendus à vos oreilles et démontrent toujours et encore la méconnaissance des aspects de la psychologie de masse qui font l’économie, alors que la désorganisation de l’état a montré son incapacité à fournir les moyens hivernaux essentiels à la conduite des activités, les chefs d’entreprises ont montré leur incroyable capacité à tenir la barre de leurs affaires contre tous les mauvais vents contraires.


De plus en plus nombreux sont ceux qui, excédés par des classes dirigeantes de tous bords, prennent la décision de se soustraire aux effets de mentalités sclérosées. Les médias focalisent sur quelques émigrés emblématiques. Ces arbres masquent des forêts dont il est peu parlé…

Lire la suite...

 

Passer d’une île à l’autre

mon ileJe suis confortable sur mon île. C’est chez moi. Je m’y connais. Certains vendeurs ne la quittent d’ailleurs jamais. Ils parlent sans arrêt de ce qu’ils savent faire, ce que leurs produits savent accomplir, ce qu’ils ont fait dans le passé pour d’autres clients.

Ca vous intéresse ? – Non, vous vous ennuyez. Ou dit plus crûment : vous vous en moquez.

Si je veux vraiment montrer à quelqu’un que je m’intéresse à lui, il faut que je change d’île. C’est sur l’île de l’autre que cela se passe. Je lui pose des questions : « Vous avez fait comment jusqu’à aujourd’hui ? » ou « Si vous pouviez améliorer la situation, vous feriez quoi ? »...

Lire la suite...

 

<< Début < Préc 1 2 3 4 5 6 7 Suivant > Fin >>

Page 5 de 7

Accessibilité
Increase Font Size Option 5 Reset Font Size Option 5 Decrease Font Size Option 5
Changer le fond
basic_bleu
Visiteurs
185 Visiteurs connectés